28.03.2008
Nicolas Sarkozy offre à Londres une fraternité pour changer le monde
"Amis, travaillons ensemble". C'est le message délivré à la Grande-Bretagne par le président français Nicolas Sarkozy à l'occasion d'une intense offensive de charme menée, dans le cadre fastueux du protocole royal, pendant deux jours d'une visite d'Etat riche sur le plan symbolique mais qui aura apporté peu de résultats concrets.
"Je suis venu proposer au peuple britannique (...) une nouvelle fraternité franco-britannique", a répété le président de la République, plaidant pour que l'"Entente cordiale" en vigueur depuis 1904 cède la place à une "Entente fraternelle" capable de changer le monde. "Si vous le souhaitez, ce sera une 'Entente formidable'", lui a répondu, emballé, le Premier ministre britannique Gordon Brown lors d'une conférence de presse commune.
Malgré cet élan d'enthousiasme et leurs très bonnes relations personnelles, les deux dirigeants n'ont pas présenté d'accords à la hauteur de ceux qui avaient été suggérés. Ils ont tout de même affiché leur volonté commune de travailler à la réforme des institutions internationales, par l'ouverture du G8 ou du Conseil de sécurité des Nations unies à de nouveaux membres. Ils se sont aussi engagés à travailler à une plus grande transparence et une meilleure stabilité des marchés financiers, ce qui pourrait passer par une réforme du Fonds monétaire international.
Paris et Londres ont promis de coopérer pour mettre en place un "système d'assurances pour le combustible nucléaire pour réduire les risques de prolifération". En matière de défense, il a été aussi question de la mise en place d'une "capacité de frappe maritime combinée", mais Nicolas Sarkozy n'a pas annoncé formellement l'envoi de renforts en Afghanistan. Parallèlement, le groupe EADS a fait savoir qu'il avait signé un accord pour le ravitaillement en vol des avions de l'armée de l'air britannique, pour 27 ans et près de 17 milliards d'euros.
En matière d'immigration, sujet que Nicolas Sarkozy a mis en avant pour tenter de convaincre l'opinion britannique, les deux dirigeants ont simplement convenu de renforcer les contrôles sur les côtes de la Manche.
Nicolas Sarkozy et Gordon Brown se sont engagés à se voir plus souvent: ce sera tous les six mois, avec des consultations avant les grands rendez-vous internationaux, a annoncé Gordon Brown. Ce dernier n'a pas détaillé plus avant ce pacte, qui ressemble à celui scellé entre Paris et Berlin.
Aux yeux de Nicolas Sarkozy, "le moteur franco-allemand (...) n'est plus suffisant" et doit être appuyé par d'autres initiatives. Se voulant rassurant sur ce "changement de stratégie", le président a assuré que la collaboration avec l'Allemagne, qui traverse une période d'intenses turbulences, restait "indispensable" et que "l'alliance solide" proposée à Londres était "d'autant plus solide qu'elle ne se construit contre personne".
Nicolas Sarkozy a souhaité que les Britanniques, plutôt eurosceptiques, s'engagent plus étroitement dans l'Union européenne. "Vous serez plus efficaces pour la changer en étant les deux pieds à l'intérieur que les deux pieds dehors", a-t-il insisté, sans pour autant s'attarder sur les dossiers qui fâchent comme "la question agricole" et celle du budget de l'Union. "Eh bien, on va se parler", a-t-il minimisé. Quant au traité de Lisbonne, dont la ratification suscite un féroce débat en Grande-Bretagne, il est "imparfait", a reconnu M. Sarkozy, qui présidera l'Union au second semestre, "mais il met fin pour longtemps à des affrontements du passé".
La visite a été marquée par un accueil grandiose, avec en points d'orgue une promenade en carrosse royal et un somptueux dîner aux chandelles dans la grande salle du château de Windsor, la résidence préférée de la reine Elizabeth II, où le couple présidentiel a eu le privilège de passer la nuit. "Mon épouse et moi-même, nous n'oublierons pas cette visite", a chaleureusement remercié Nicolas Sarkozy, visiblement impressionné
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15.01.2008
Pour l'UMP les municipales c'est parti !
L'UMP a donné le coup d'envoi de la campagne municipale en affirmant sa volonté d'en faire un "test national", fustigeant l'adversaire socialiste "à court d'idées" et prônant l'ouverture incarnée par l'invité vedette du Conseil national Tony Blair.
Au cours de ce conseil national, les cadres de l'UMP ont entériné à 86 % les investitures ou soutiens des têtes de listes dans 281 villes de plus de 30.000 habitants. Ils ont également approuvé à 92 % la charte nationale des élections municipales qui comprend dix "engagements". Parmi ces "engagements": "un meilleur cadre de vie" et "une fiscalité maîtrisée".
Puis après les votes est venu le temps des discours. Tony Blair a pu s’exprimer d’abord puis est venu le tour du Président de la République.
Tony Blair a rendu hommage ce samedi 12 janvier au "très énergétique" Nicolas Sarkozy lors de ce conseil national où il a été accueilli en héros. "Votre président est très énergétique, et dans tous les domaines", a plaisanté l'ancien Premier ministre travailliste britannique.
Nicolas Sarkozy est lui aussi intervenu devant le conseil national de l’UMP. La venue inédite, depuis son élection, du chef de l'Etat devant les cadres de son parti, montre sa volonté de s'engager en première ligne dans cette campagne à laquelle il a déjà dit vouloir donner une résonance nationale. Pour autant, il n'a pas évoqué directement le scrutin municipal.
01:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.12.2007
2007 l'année de toutes les ruptures !
Des déboires des couples Sarkozy et Royal-Hollande à Rachida Dati faisant la Une de Paris Match en robe Dior, puis l'entrée en scène inattendue de Carla Bruni, 2007 aura vu les noces spectaculaires de la politique et des "people".
Phénomène certes pas nouveau, mais d'une ampleur inédite en cette année électorale, avec deux candidats à l'Elysée, deux couples hors normes sous les feux de la rampe, et pour finir deux séparations, puis une nouvelle idylle élyséenne.
Pendant la campagne, Cécilia Sarkozy aura brillé par son absence. Elle reste dans la coulisse mais on lui prête une grande influence auprès de son candidat UMP de mari.
Quand Nicolas Sarkozy est investi en mai, elle campe une "first lady" aussi glamour que mystérieuse: le quinquennat commençant vit au rythme de ses éclipses (un anniversaire ici, une "angine blanche" là) et de ses réapparitions, notamment en Libye pour la libération des soignants bulgares. "Cécilia, au fond, c'est mon seul souci", confiera le chef de l'Etat.
Rumeurs, questions, "no comment" de l'Elysée. Le couple -qui s'était déjà déchiré en 2005- est l'objet de toutes les curiosités, jusqu'à l'annonce officielle le 18 octobre: Nicolas Sarkozy devient le premier président français à divorcer durant son mandat. Deux mois plus tard, nouveau tumulte médiatique: une autre brune longiligne aux yeux clairs apparaît à ses côtés, Carla Bruni.
Au PS, la situation n'est guère plus simple. La course à la présidentielle est la chronique des tiraillements entre la candidate Ségolène Royal et le patron du PS François Hollande, ensemble depuis près de 30 ans mais jamais mariés. Au soir du second tour des législatives, après des mois de ragots et de spéculations, la nouvelle tombe: ils se séparent.
"J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté", déclare l'ex-candidate. Celle qu'on appelle souvent par son prénom "Ségolène" en tirera une leçon: "Pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate".
Nouvelle venue dans le ciel des politiques "people", Rachida Dati, fille d'immigrés maghrébins bombardée garde des Sceaux, est incontestablement la "star" du gouvernement. Alors que sa réforme de la carte judiciaire déclenche une bronca, elle surprend début décembre en faisant la Une de Paris Match, où elle apparaît hilare et vêtue d'une robe haute couture. Le magazine l'assure: 2007, "année de toutes les ruptures"...
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